La vie au Canada

Je reviendrais à Montréal…

Je pourrais compter pleins d’histoires sur Montréal, mon arrivée ici. Les endroits à visiter, les choses à faire mais les places et les blogs qui parlent de cela. Y’en a tellement… À quoi bon se dire que l’on va être agence de voyage un temps pour parler de cabanes à sucre – que je n’ai pas fait encore d’ailleurs ou de visites au Mont Royal.

Montréal, tu donnes tant.

Montréal, tu épuises.

Montréal, tu ne t’arrêtes jamais.

Si on se disait les vraies affaires comme ont dit ici, que lorsque l’on part loin de ses repères c’est pour fuir.

Montréal tu m’as permise de m’éloigner de mon milieu, de ma zone de confort, de ma tanière.

Je me suis éloignée pour mieux revenir. Et oui, car j’ai bataillé avec moi-même car je ne voulais pas avancer doucement ici. J’ai voulu aller vite et bien. Ne pas manquer une seule journée, pour voir, découvrir, goûter (miam poutine et crème glacée).

Ne pas manquer pour moi, signifiait rattraper le temps perdu. Mais le temps perdu de quoi ? L’hibernation que je me suis créée en 10 ans. Pourquoi ? Parce que les occasions manquées ne se rattrapent plus. Il est vrai que je n’ai pas bronché, toujours là pour les autres. Toujours là pour compenser, panser les plaies de chacun.

 

Je ne m’écoutais pas mais j’écoutais les autres.

J’étais toujours présente, et jamais vaincue mais mon cœur l’était. Chagrin d’amour toujours mais jamais extériorisé, crié la douleur d’une relation si particulière. La vie donne et reprends. L’impermanence. Les amis évoluent et changent à leurs manières. Pas au même rythme que toi. Quand tu veux à un moment donné quelque chose et bien les autres n’étaient pas en accord avec ton chemin. Et maintenant ? Et bien maintenant, c’est tard.

En une année de vie ici, je peux dire que je les aie rattrapées ces années. J’ai vécu une re-naissance au travers de premières fois. Comme un bébé qui apprend à marcher. Je n’ai à proposer sur ce blog – pour le moment, mais juste des pensées et ressentis qu’un jour j’allais devoir lacher, exprimer.

 

 

L’être humain n’est pas fait pour tout garder en dedans

C’est pour ça que je le dépose ici. Non pas pour dire à tout le monde “tiens regardez Julie en fait elle a été malheureuse dans sa vie”.

NON.

Juste, pour dire simplement que n’importe quelle histoire que vous vous racontez elle mérite d’être partagé afin de montrer que la vie n’est pas insurmontable et qu’on y arrive. On y arrive en étant résilient-e et en avançant. En chérissant chaque micro moment de bien-être, d’alignement afin d’être paré quand les moins bons pointent le bout de leur nez.

Je dirais à l’enfant Julie que le monde et les personnes extérieures doivent s’en sortir par elles-mêmes, doivent faire face à leurs propres démons et problèmes car tu ne peux les changer.

 

Vous voyez c’est ça Montréal pour moi. Une grande remise à zéro.

 

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